Tu t'installes
Tu dois annoncer un tarif dans quelques semaines et tu n'as aucune idée d'où le poser. Tu repars avec un chiffre calculé, pas copié.
L'argent, on ne l'apprend nulle part en formation initiale, et c'est le premier facteur d'épuisement en libéral. Une heure trente pour arrêter de fixer ton tarif au feeling.
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Tu repars avec trois chiffres, ton seuil de rentabilité, ton seuil de sérénité et ton tarif plancher, avec une grille tarifaire en trois lignes, et avec une phrase pour annoncer ton tarif sans t'excuser.
Tu dois annoncer un tarif dans quelques semaines et tu n'as aucune idée d'où le poser. Tu repars avec un chiffre calculé, pas copié.
Ton tarif date de ton installation et tu ne l'as jamais recalculé. Tu vas savoir s'il tient encore, et de combien il est éloigné de ton plancher.
Le calcul, tu l'as peut-être déjà fait. Ce qui bloque, c'est de le dire à voix haute. La dernière demi-heure est pour toi.
Quatre temps, et un document de travail qui se remplit au fur et à mesure.
Ce que tu dois encaisser pour que ton cabinet ne te coûte pas d'argent. On liste les charges qu'on oublie toujours (prévoyance, comptable, formation, matériel), puis on regarde ton temps réel : trente-cinq heures de travail ne font pas trente-cinq consultations. On pose le calcul ensemble.
Le bon réflexeCe chiffre n'est pas un tarif, c'est le sol. Personne ne doit facturer à son seuil de rentabilité.
Le tarif à partir duquel tu vis de ton métier sans compter chaque fin de mois. On monte l'escalier : la rentabilité, puis le revenu que tu vises, puis les congés que personne ne te paiera, puis l'épargne et les imprévus. Au bout, ton tarif plancher.
Le bon réflexeCe plancher est personnel. Deux diététicien·ne·s de la même ville n'ont pas le même, et c'est normal.
Ton tarif parle avant toi : il dit à quel type de patient tu t'adresses. On place tes trois curseurs, la durée, l'expertise et le format, puis tu écris ta grille : première consultation, suivi, forfait. On en commente plusieurs en direct.
Le bon réflexeSi ta grille a besoin d'être expliquée au patient, elle est trop compliquée.
Un tarif juste annoncé avec hésitation devient un tarif contestable. On travaille la phrase en trois temps, les trois objections qui reviennent tout le temps (c'est cher, ce n'est pas remboursé, vous faites une remise ?), et on s'entraîne pour de vrai.
Le bon réflexeÉcris ta phrase, puis lis-la à voix haute trois fois avant ta prochaine consultation.
Huit pages à remplir, envoyées avant le live. À la fin de l'atelier, tes chiffres sont dedans.
Un tableur où tu entres tes charges et ton objectif, et qui sort ton seuil de rentabilité, ton plancher et ta grille.
Une aide à installer sur Claude, pour refaire le calcul quand tes charges bougent, sans reprendre le tableur de zéro.
Le document de travail imprimé, un stylo, et si tu les as sous la main, tes charges de l'année et ton nombre de consultations par semaine. Si tu ne les as pas, on avance avec des ordres de grandeur, le calcul reste valable.
Non, c'est plutôt le bon moment. Fixer son tarif avant d'ouvrir évite d'avoir à l'augmenter six mois plus tard devant des patients déjà suivis, ce qui est l'exercice le plus inconfortable du métier.
Non, et c'est volontaire. On te donne la méthode et les repères du marché, tu sors ton chiffre. Deux personnes dans la même salle n'auront pas le même, parce qu'elles n'ont ni les mêmes charges ni le même projet.
Oui. Les sondages sont anonymes, le partage dans le chat est proposé mais jamais obligatoire, et la mise en situation se fait avec des volontaires.
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